10 villes ou villages d'écrivain au Québec

Portrait de Lauthentique

10 villes ou villages d'écrivain au Québec :

Montréal a inspiré une quantité importante d'écrivains, dont Michel Tremblay, Mordecai Richler, Claude Jasmin et Monique Proulx. Mais d'autres ont trouvé leur inspiration dans le charme bucolique des régions québécoises ou dans le Vieux-Québec. Visiter ces endroits, c'est plonger dans l'univers de leurs oeuvres.

1. Petite-Rivière-Saint-François
D'emblée, on associe Gabrielle Roy au quartier Saint-Henri, à Montréal, en raison de son oeuvre la plus connue, Bonheur d'occasion, qui y est campée. Mais l'écrivaine d'origine franco-manitobaine a écrit la plupart de ses livres dans le décor bucolique de son chalet d'été situé à Petite-Rivière-Saint-François, un petit village de 700 âmes situé à une vingtaine de kilomètres de Baie-Saint-Paul. On a baptisé une montagne à son nom, ainsi que la petite bibliothèque du village.

2. Natashquan
Un des plus beaux villages du Québec, Natashquan doit sa renommée au célèbre enfant du pays, Gilles Vigneault. La vieille école du village, là où l'auteur de Gens du pays a écrit ses premiers vers, a été transformée en centre d'interprétation présentant les personnages de ses chansons, comme Jack Monoloy et Jean du Sud. Une exposition des plus intéressantes qui nous plonge dans l'univers des personnages qui peuplent la Minganie.

3. Vaudreuil
Félix Leclerc a terminé ses jours à l'île d'Orléans, mais c'est à Vaudreuil, sur le chemin de l'Anse, face au lac des Deux-Montagnes, qu'il a vécu les années les plus prolifiques de sa carrière, écrivant Moi mes souliers, L'hymne au printemps et Bozo. La maison où il a habité de 1956 à 1966 est en voie d'être transformée en centre d'interprétation qui rappellera la période vaudreuilloise de Félix.

4. Sorel-Tracy
Qui prend mari, prend pays. Cette expression convient tout à fait à Germaine Guèvremont, écrivaine native de Saint-Jérôme, qui a uni sa destinée à un Sorelois. La région, et plus particulièrement les îles de Sorel, lui ont inspiré la plupart de ses récits, dont Le Survenant. Balade en vélo ou en bateau, dégustation de la fameuse gibelotte dans un boui-boui du chenal du Moine, le pays du Survenant ne manque pas d'attraits touristiques. Un projet de conversion de la maison de Mme Guèvremont, située sur l'îlette au Pé, en petit musée est présentement à l'étude.

5. Saint-Jean-Port-Joli
Auteur du roman Les anciens Canadiens, Philippe Aubert de Gaspé est considéré comme le premier romancier québécois. Seigneur de Saint-Jean-Port-Joli, il rédigea son roman ainsi que ses mémoires dans son manoir construit en 1764. Ce bâtiment a été la proie des flammes en 1909, puis reconstruit en 2008 pour y abriter un musée dédié aux témoignages et aux récits de vie, le Musée de la mémoire vivante.

6. Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier
Cette ville de la région de Portneuf a inspiré deux figures importantes de notre littérature: Hector de Saint-Denys Garneau et sa cousine, Anne Hébert. De quatre ans son aîné, Saint-Denys Garneau transmet à sa cousine l'amour du paysage dès son plus jeune âge. Bien qu'Anne Hébert s'exila en France, le décor de son village natal imprégna fortement son oeuvre. Les deux écrivains y sont inhumés.

7. L'île d'Orléans
Pierre Morency a trouvé l'inspiration pour écrire sa trilogie Histoires naturelles du Nouveau Monde en observant la faune et la flore de l'île d'Orléans, dans sa maisonnette de bois située au bout de l'île, face à cap Tourmente. Pour l'auteur de L'oeil américain, Lumière des oiseaux et La vie entière, les battures de l'île et ses habitants (oies blanches, merles, canards, bécasseaux, etc.) n'ont plus de secrets. Un regard différent sur l'atmosphère unique qui règne dans cette île «en forme d'amande, couchée dans le sens du courant».

8. Trois-Pistoles
Sans Victor-Lévy Beaulieu, peu de gens pourraient situer ce petit village du Bas-Saint-Laurent sur une carte. En 1994, l'auteur de L'héritage a ouvert un petit musée, la maison VLB, dédié à son oeuvre immense, mais il a fermé ses portes quelques années plus tard. Pour s'imprégner de son parcours, il faut donc avoir en main le livre Le pays de mon père, dans lequel le romancier nous présente les territoires de son enfance à travers son alter ego, Abel Beauchemin.

9. Péribonka
Louis Hémon n'a vécu que six mois dans le village de Péribonka, au Lac-Saint-Jean, où il a travaillé comme ouvrier agricole, mais c'est là qu'il a trouvé la matière pour créer son oeuvre maîtresse, Maria Chapdelaine. La maison Samuel-Bédard, où a séjourné l'écrivain breton pendant quelques mois, peut être visitée pendant la saison estivale. La petite municipalité abrite également un musée honorant la vie et l'oeuvre de Louis Hémon, mort prématurément d'un accident en 1913.

10. Vieux-Québec
Jacques Poulin et la ville de Québec sont indissociables. Ses personnages romanesques, dont son alter ego, Jack Waterman, trouvent du réconfort dans le Vieux-Québec, sur les plaines d'Abraham ou encore dans le quartier Saint-Jean-Baptiste. L'écrivain explore des lieux marquants avec une grande acuité. Un organisme, la Promenade des écrivains, offre, à partir du 6 juin jusqu'au 31 octobre, des visites guidées sur le Québec de Jacques Poulin, à travers un parcours de deux heures.
Source : cyberpresse, 12 juin 2009.

Pour en savoir plus :
-----
1 - Petite-Rivière-Saint-François

http://www.petiteriviere.com/

Gabrielle Roy

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gabrielle_Roy
-----
2 - Natashquan

http://grandquebec.com/villes-quebec/natashquan/

Gilles Vigneault

http://www.radio-canada.ca/Radio/profondeur/vigneault/bio.html
-----
3 - Vaudreuil

http://www.ville.vaudreuil-dorion.qc.ca/

Félix Leclerc

http://www.radio-canada.ca/radio/profondeur/46824.html
-----
4 - Sorel-Tracy

http://www.soreltracyregion.net/culture/page/culture/s/survenant

Germaine Guèvremont

http://fr.wikipedia.org/wiki/Germaine_Gu%C3%A8vremont
-----
5 - Saint-Jean-Port-Joli

http://www.saintjeanportjoli.com/

Philippe Aubert de Gaspé

http://www.biographi.ca/009004-119.01-f.php?BioId=38924
-----
6 - Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier

http://www.villescjc.com/scjc.asp?no=1

Anne Hébert

http://www.anne-hebert.com/

Saint-Denys-Garneau

http://www.saintdenysgarneau.com/
-----
7 - L'île d'Orléans

http://www.iledorleans.com/

Pierre Morency

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Morency
-----
8 - Trois-Pistoles

http://www.ville-trois-pistoles.ca/Afficher.aspx?langue=fr

Victor-Lévy Beaulieu

http://www.victor-levybeaulieu.com/
---
9 - Péribonka

http://www.revolution-saglac.com/revolution_saglac/villes/peribonka/peri...

Louis Hémon

http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=F1ARTF0...
---
10 - Vieux-Québec

http://www.quebec-guidetouristique.com/vieux-quebec/

Jacques Poulin

http://auteurs.contemporain.info/jacques-poulin/

Commentaires

Le Québec, une nation, et ses écrivains.

Bonjour,

À côté de chez-moi, les Gagnon formaient une famille de 15 enfants. Les Fournier n’étaient pas en reste avec leurs 8 filles et un gars. J’étais le plus vieux d’une petite famille de 5 enfants… seulement !

Dans l’est de Montréal, tout ce beau monde jouait dehors, dans les ruelles. Clôtures, escaliers et hangars devenaient les appareils d’un terrain de jeux improvisé.

On jouait de tout dans ces ruelles : de la petite guerre aux cowboys pour les petits, de la bouteille aux gros becs sur la bouche pour les moins petits, jusqu’aux grandes découvertes anatomiques dans les hangars pour les plus grands.

Michel Tremblay et Claude Jasmin étaient de ceux-là qui, comme moi et bien d’autres, jouaient dans les ruelles de Montréal. On s’éduquait sans s’en rendre compte, à notre manière, entre jeunes de grosses familles.

Mais il fallait aussi quitter les ruelles un jour ou l’autre. Dans mon cas, ça a été littéralement pour prendre la rue… et manifester.

Manifester contre l’obligation de parler anglais à Montréal, puis manifester contre les représentants politiques de la petite Rhodésie du Québec, le West Island. Les Trudeau ou Richler qui, à l’extérieur du Québec, nous décrivaient comme de mauvais Nègres Blancs en Amérique.

Il y a eu aussi cette manifestation pour la libération des prisonniers politiques, ceux que le péteux de broue à Trudeau avait fait emprisonner parce qu’ils n’étaient pas parfaitement colonisés comme lui. Mais cette manifestation m’a été ‘cuisante’. Et j’ai connu un essoufflement.

Pendant cette même période de temps, les Michel Tremblay, Claude Jasmin et Victor Lévy Beaulieu se faisaient toujours la main à l’écriture.

Michel Tremblay faisait connaître le Québec par ses pièces de théâtre. Claude Jasmin allait devenir un polémiste hors pair à la défense du Québec et des Québécois. Victor Lévy Beaulieu sait qu’il est de ces radicaux libres dont les souverainistes ne sont pas très amoureux. Il y a aussi Beauchemin qui intervient encore aujourd’hui dans le débat de la langue.

Heureusement que ces derniers ont réussi à s’imposer, et qu’ils s’imposent encore. Sinon, face à une majorité silencieuse, que deviendrions-nous ? De simples canadiens français qui, par leur attitude, accélèrent l’assimilation des Québécois vers un mode de vie débilitant : tous pour un et le petit jésus pour les autres !

Oui, ces auteurs ont entre leurs mains une arme puissante : ils écrivent pour être lus et ils sont lus. Ils sont la preuve qu’une société distincte, ou nation, n’est pas qu’un mot vide de contenu.

Écrire mène à tout. Félix Leclerc a chanté sa poésie. Gilles Vigneault chante encore ses textes. Germaine Guèvremont a fixé un autre monde, une autre vie, sur la carte du Québec.

J’ai aussi connu une politicienne qui se retirait pour synthétiser quelques phrases avant de passer aux micros des journalistes. Une habitude qui aurait été très profitable au petit niaiseux de Shawinigan.

Je me souviens d’avoir lu, en cachette, Maria Chapdelaine de Louis Hémon. C’était dans une classe du primaire et j’étais tellement avide de savoir comment Maria allait s’en tirer que je cachais le livre sur ma cuisse droite, sous le pupitre, afin de pouvoir continuer ma lecture durant les cours.

Je pense que mon prof d’alors s’était aperçu de mon manège, mais avait fait mine de ne rien voir.

Ma dernière lecture québécoise se limite à - La nuit, tous les chats sont gris - de Claude Jasmin. Puis j’ai tombé dans les histoires de la Courte Échelle comme un fou, ce doit-être l’âge !

Bien sûr, je n’ai pas manqué les polars suédois de Henning Mankell et Stieg Larsson. Parlant d’étrangers, je serais curieux de savoir ce qu’il advient de Marc Fisher qui a publié une dizaine de livres et qui aurait été l’auteur québécois le plus connu à l’extérieur du Québec.

À +

Jeannarrache911

Un résumé exaltant

Il me faut y revenir.
Trop de souvenirs.
Aujourd'hui, impossible.
Le travail me fauche tout.
Temps, énergie... même mon salaire !
Mais j'y reviendrai à ces souvenirs.

Options d'affichage des commentaires

Sélectionnez la méthode d'affichage des commentaires que vous préférez, puis cliquez sur "Sauvegarder les paramètres" pour activer vos changements.

Sondage

Parce que votre opinion compte : Votez ou commentez ! La navigation sur le site: