Que serons-nous devenus ?

Portrait de Lauthentique

« dans un autre temps mon père est devenu du sol / il s'avance en moi avec le goût du fils et des outils » (Art poétique). Gaston Miron.

Que serons-nous devenus ?
(Pas d’culture, no future)

Ceux qui de leurs limousines du pouvoir
Bulldozent (from cost tu causes) notre culture
Préparant sa sépulture à grands coups de butoir
N’y allouant que les fonds de tiroir
Quelques copeaux, quelques lambeaux
Quasi le néant dans un océan de Rambo
Ce n’est que de l’art, ils feront le trottoir
Ces barbouilleux, gosseux et marchands du terroir

Ceux qui réingénierient sans génie
Ceux qui déquébécisent à vive allure
Ceux qui dérégionalisent à leur guise
Ceux qui défleurdelysent mur à mur
Ceux qui dégaspésisent,
Ceux qui désabitibisent,
Ceux qui décantonalisent,
Ceux qui désaguenisent,
Ceux qui décotenorisent
Ceux qui...

Ceux qui effilochent
Ceux qui décousent
En des tissus de mensonges
Cette courtepointe des régions

Ceux qui standardisent
Ceux qui déshumanisent
Ceux qui normalisent
Ceux qui staracadémisent

Ceux qui privatisent
Ceux qui marchandisent
Ceux qui WalMartyrisent
Ceux qui MacDonalisent

Ceux qui déracinent, à grands coups de combine
Ceux qui jamais ne lisent que les cotes à la Bourse
Ceux qui parient sur la frousse
Ceux qui empochent et se poussent

Ceux qui fléchissent, plus qu’ils ne réfléchissent
Ceux qui mettent à la rue, les déjà nus
Ceux qui se contentent du déjà vu
Ceux qui suppriment et empilent les primes

Ceux qui tronçonnent
Ceux qui émondent
Ceux qui immondent

Ceux pour qui talent rime avec argent
Ceux qui abattent les différences, au nom de saines finances
Ceux qui ne pensent qu’aux cennes

Ceux qui réinventent sans cesse la roue
Pour s’attribuer le soir du grand jour, la redécouverte du feu
Ceux qui varlopent et qui rabotent
Ceux qui poncent plus qu’ils ne pensent
Ceux qui voient rouge et coupent à blanc
Ceux qui dans l’Ombre, bûchent tous les Orford
Ceux qui déambulent dans leur bulle
Qui somnambulent de ridicule
Dans les vestibules des ''nantichambres'' de Commerce

Ceux qui sabotent à grands coups de bottes
Ceux qui croque-mort l’initiative
Ceux qui mettent en joue notre demain
Ceux qui joujou notre culture, notre destin
Notre oxygène où ils se gonflent sans gêne
Pour en faire, et c'est le comble
Des catacombes d’hécatombes...

L@uthentique

Commentaires

Quand vient-il ce mois

Quand vient-il ce mois d'avril ?

Joyeuses... Fêtes !

Ami
Je te confie la mesure 75% - 25%
Mais qui de nos enfants se souviendra
De nos traditions si de l'importance ils oublient
Les mots,
Bientôt les couleurs, bientôt la musique, bientôt le goût ?

Pendant que l'on combat seuls,
Presqu'en cachette,
Pour les idées,

Ils se concentrent
Et des leurs
Abolissent
D'un trait,
D'un mot,

Tuent notre culture
Dont ils n'ont rien à faire.

Que connaissent-ils de la liberté
Celle des bois, des chevreuils, de la rivière ?
Que connaissent-ils des luttes mortelles
Pour la personne, les enfants,
Pour nos droits et libertés ?

Pendant que leurs enfants se nourrissent
À la mangeoire de nos valeurs étalées
Ils cultivent les villes

D'un trait,
D'un mot,

Tuent notre culture.

Je vous en conjure,
Ramenez la dinde et les atacas
Les tartes et le ragoût de pattes !
Sonnez les cloches des églises
Sortez les étalons
et mettez-les à la charrue
Qu'ils marquent les chemins d'hiver
car
La Messe de Minuit, Non !
Non, elle n'est pas terminée !

Chantez-la pour notre culture
Pour éviter que nos enfants se cherchent
Dans un pays qui veut les oublier.

Avant qu'on les enterre
Vite jouez et dansez les reels et les rigodons,
Faites-vous de

JOYEUSES FÊTES et un JOYEUX NOËL

Que Jean qui dit ramène son corbeau ! :o)

Portrait de Lauthentique

On dit

…On dit qu'il y a un pays, où le froid est si grand, que toutes les paroles s'y gèlent et quand le printemps s'approche, ces paroles venant à se dégeler, on entend, quasi en un moment, tout ce qui s'est dit pendant l'hiver. Quoi qu'il en soit de cette fable, il est vrai, que tout ce qui s'est fait de mal pendant l'hiver dans ces grands bois, se dit publiquement au mois d'avril…
Source : 1654, Relations des Jésuites, Chapitre XI, « Remarques tirées de quelques lettres et de quelques mémoires venus du païs »

Quel texte !

Je ne me lasse pas de le relire !

♥M♥

Les dommages étaient faits

Les dommages étaient faits !

On a oublié les actions et retenu les mots.

Pire ! Les gens y ont crus.

...' sont où finalement tes danseurs à claquettes ?

Portrait de Lauthentique

sont où finalement tes danseurs à claquettes ?

Partis enfiler leur tutu !

Si je vois blanc

Et si je vois blanc vais-je couper dans le rouge ?

Ça tient toujours du génie cette façon de trouver à t'exprimer !

À mettre les drapeaux rouge et blanc sur les corps blanchis
Fait-on des paradis des idéaux antiques?

Qu'on l'appelle vert, solidaire, nouvel ère,
de droite, de gauche, d'une gauche rougie, d'une droite hématome,
d'un centre grisaille,
Le dictat n'est-il pas inévitablement contre
Contre le droit,
Contre la terre,
Contre l'espace,
Contre la vie,
Contre l'humain,
Contre la liberté ?

Le seul droit qui leur importe est celui du pouvoir qu'ils possèdent mais parce qu'on leur a bien accordé.

Tout le reste n'est qu'
«actions enveloppées de beaucoup de mots»,
de beaucoup de mots. cf Napoleone de Bonaparte.

Bises

♥Myriam♥

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