Allez, faut pas perdre de temps! Je pose là mon dernier né.
DANS L’AIR CLARIFIÉ
Nous nous réveillons
Sous l’aigle du soleil
Dans l’air clarifié
A la pointe de rosée qui s’égoutte.
Le Nous que nous sommes
Ne peut exister
Que dans l’éphémère
Jusqu’au prochain instant.
Sous le drap, un sein se dessine.
La courbe d’une hanche
Découd le silence.
Et le monde tourne.
La lumière fraîche
Lisse une épaule nue
Objet de désir.
J’avale une gorgée d’ambre.
Nos langues se délient
Nos corps se regardent
Frissonnent,
Libellule obstinée de l’envie.
Un ongle glisse sur la peau.
Voler très haut
Est notre seul vouloir
Quand la chair s’ouvre à l’autre.
Anges aux vices délicieux
Dans un reste de parfum d’hier
En cherchant sur les lèvres de l’autre
Nous sommes seuls décrypteurs du silence.
François
Commentaires
Et chaque jour , le soleil se lève
Très belle ambiance, douce aussi, moments bénis que nous connaissons tous ton texte nous rappelle de ne pas oublier. Superbe Marie Claude '(alice)
comme c'est mignon !
C'est une pub pour des bonbons ?