LE TROUPEAU
Le soir,
noyés fatigués dans un couchant fumeux d'usine éteinte, les pieds lourds, le regard mis en berne, et l'amour en quenouille,
ils ressortent le matin d'un métro nauséeux,
toujours englués au ciel de leur lit où ils déroulent en boucle les pauvres rêves d'une nuit sans étoile.
Ils avancent,
pas même mélancoliques,
traînant sur un trottoir mouillé de chiens,
l'espoir qu'ils n'auront jamais et leurs joies qui n'en sont pas.
Ils rampent le long d'un jour si long,
le long d'un jour d'un jour si gris
qu'ils ont le corps sali et la bouche meurtrie.
Ils ont les mains trop dures
et le coeur peu battant
pour trouver la folie salvatrice.
Alors,
ils tirent des couleurs tristes des images télévisées,
pour une vie
qui n'existe pas.
Qui n'existe pas.
Commentaires
Bonjour François,depuis un
Bonjour François,
depuis un bon moment que je ne t'ai pas lu. Je vois que tes textes ont évolués... fluides, plus lumineux dans leur sombretude...
J'aime beaucoup
Bravo et bonne continuation
Amicalement
Raynald
Tout ce qui arrive, arrive pour un plus grand bien... Ce que je fuis me poursuit...Je suis uniquement ce que je crois être, et j'attire à moi le beau, le bon et le merveilleux...