Je vous propose ici, les premiers paragraphes d'un roman que je suis en train d'écrire. A charge pour vous de me dire ce que vous en pensez et les corrections que je pourrai y apporter. Merci par avance de votre contribution !
CHAPITRE I
Après avoir décacheté l'enveloppe bleu ciel qu'il venait de retirer de sa boite postale, Serge Duval déplia avec un soupçon d'espoir le mince feuillet de même couleur. Si l'éditeur dont il avait lu le nom en en-tête à gauche de l'enveloppe prenait la peine de lui écrire, c'était peut-être parce qu'il avait réussi à accrocher son attention ? Ses mains tremblaient un peu et l'enveloppe lui échappa et tourbillonna, pour atterrir à ses pieds. Il ne prit pas la peine de la ramasser, impatient de prendre connaissance du contenu de la missive. Il survola des yeux les phrases qu'il connaissait bien :
Paris, le ...
Monsieur,
Nous avons pris connaissance avec intérêt des (l')ouvrage(s) ci-dessous, que vous nous avez adressé(s) :
"Au devant de la vie"
Nous regrettons de vous informer qu'il ne nous est pas possible d'intégrer ce(s) titre(s) dans le cadre de nos collections actuelles.
En vous remerciant, nous vous prions d'agréer, Monsieur, l'expression de nos meilleures salutations.
Pierre Gonjours
Editeur
Au fur et à mesure de sa lecture, le demi-sourire qu'il affichait depuis quelques secondes, s'affaissa. Encore une énième lettre de refus, pensa-t-il. Lettre polie, mais de refus tout de même. A croire qu'il en faisait la collection. Il replia soigneusement le feuillet et le fourra dans la poche de sa chemise. En rentrant, il la rangerait dans un classeur rouge, intitulé "lettres de refus" et essaierait de l'oublier, comme quelques dizaines d'autres.
Serge Duval n'avait pas toujours essuyé que des refus. Il avait été édité deux fois par une maison d'édition locale, et pour ces deux premiers romans. Il avait le titre d'écrivain, même si pour vivre il était obligé de professer. Il enseignait le français dans un lycée de son quartier. Ce travail lui plaisait et lui laissait du temps pour écrire.
Longtemps, l'écriture avait été son jardin secret, jusqu'au jour où sa fiancée, Susy Clark, était tombée sur un premier manuscrit. Elle l'avait soigneusement lu et enthousiasmé, l'avait envoyé à un éditeur de la place qu'elle connaissait bien. Elle avait su le convaincre de prendre et d'éditer l'histoire qu'il avait écris. Le deuxième roman avait suivi l'année d'après.
Commentaires
Ce que j'en pense
Ca ne sonne pas juste, il semble que tu ne sois pas enseignant et que tu n'aies jamais été édité et puis cet "susy clark" qui tombe comme un cheveu dans la soupe d'un SDF !!!
Pour les fautes, c'est pardonnable.
Un conseil, mon jeune ami, il faut travailler, travailler, travailler, tavaill...
"l'avait envoyé à un éditeur de la place qu'elle connaissait bien."
moi aussi je la connais bien cette place ! :)